Histoire

Imi Lichtenfeld

Imi Lichtenfeld naît en 1910 à Budapest puis passe sa jeunesse à Bratislava, alors en Tchécoslovaquie (en Slovaquie de nos jours), inspiré et encouragé par son père Samuel, ancien acrobate de cirque et lutteur, professeur d’éducation physique, détective et instructeur en Chef de la Police Départementale reconnu pour son enseignement de la self défense, mais aussi pour ses nombreuses arrestations. Imi pratique de nombreux sports. Il se concentre finalement sur la gymnastique, la lutte et la boxe, participant activement pendant dix ans à un grand nombre de compétitions, dont il sort souvent victorieux, principalement en lutte.

Imi participe à d’innombrables affrontements et combats de rue contre des agresseurs antisémites seul ou en groupe. Avec la montée du fascisme et de l’antisémitisme les nazis se répandent en Slovaquie et les juifs sont violemment agressés. Imi organise un groupe de jeunes juifs issus pour la plupart de la boxe, de la lutte ou de la musculation pour contrer les émeutes et empêcher les bandes antisémites de pénétrer dans le quartier juif. Il prit ainsi part à de nombreuses bagarres, qui aiguisèrent sa prise de conscience sur les différences entre les combats de rue et les compétitions sportives. Les premiers principes du krav-maga étaient nés :

  • Utiliser les réflexes, le mouvement naturel
  • Attaque et défense simultanées
  • Retrouver ses moyens après un coup

Imi a entraîné personnellement les meilleurs combattants des unités d’élites d’Israël et a formé de nombreuses générations d’instructeurs de krav-maga – pour cela il a gagné la reconnaissance des plus hauts gradés de l’armée.

Plus tard, le ministère de l’éducation donne la reconnaissance d’état pour l’enseignement du krav-maga aux civils.

Le krav-maga, qui veut dire combat rapproché en hébreu, est une méthode d’autodéfense combinant des techniques provenant de la boxe, du muay-thaï, du judo, du ju-jitsu et de la lutte. Cette méthode, créée par Imi Lichtenfeld, est maintenant une base de l’armée israélienne et des services spéciaux israéliens pour se défendre au corps à corps face aux assaillants. La méthode est utilisée par de nombreux services de police et forces militaires dans le monde tels qu’aux États-Unis le FBI, la DEA, les marines, en France le GIGN, le RAID, la Légion étrangère et au Royaume-Uni les SAS.

L’objectif du krav-maga est l’apprentissage de la défense en un minimum de temps de formation. Le krav-maga n’est pas conçu comme un art mais comme une méthode de combat rapproché. 

Dans ce souci d’efficacité, le krav-maga est en perpétuelle évolution. Toutefois, il inclut un grand nombre de techniques de combat issues de la boxe pieds-poings, du jiu-jitsu et de la lutte. Les entraînements diffèrent de ceux des arts martiaux ou des sports de combat dans la mesure où le but n’est ni la compétition ni une pratique culturelle ou physique. À cela s’ajoutent l’absence de règles.

La méthode devant être intégrée rapidement pour la formation des soldats, elle ne s’appuie pas sur des qualités physiques particulières et n’est donc pas réservée à des troupes d’élites. La simplicité est déterminante.

Le krav-maga est basé sur les réflexes et la rapidité d’action. Des cours sont donnés depuis longtemps, sans danger, aux enfants.

En son temps, Imi Lichtenfeld fonde sept principes du krav-maga. Le krav-maga est un principe de prévention et de bon sens pour « éviter de se retrouver dans une situation dangereuse » (par exemple : en faisant de l’auto-stop, éviter les individus peu engageants, éviter de traverser à pied un quartier dangereux en ville, etc.)

Se défendre et attaquer par la voie la plus courte et depuis la position où l’on se trouve, en privilégiant « le minimum de prise de risque pour soi-même ».

En fonction de la situation, et selon le besoin, en fonction du danger que représente l’adversaire, essayer de décourager celui-ci « en instaurant un dialogue ». Utiliser « les points sensibles » du corps humain (yeux, gorge, parties génitales) pour atteindre ou maîtriser l’adversaire. 

Essayer d’utiliser en priorité « tous les objets à sa portée », puis les armes naturelles du corps en dernier recours. Aucune loi (pas de règles à respecter), aucune limitation sur le plan des techniques, pas d’interdits, « tous les coups sont permis ».

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